•   La Lettre du Professeur Joyeux est un service d'information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles.

    Voici comment prévenir le cancer du sein

    Chère lectrice, cher lecteur,

    Prévenir n’importe quelle localisation cancéreuse n’est possible que si on en connaît toutes les causes. C’est vrai pour le cancer du sein. Cette localisation cancéreuse touchera en France, rien que cette année, près de 60 000 femmes en plus – malheureusement de plus en plus jeunes. Le cancer du sein est responsable de 11 500 décès par an.

    Même si nous savons bien traiter et guérir le cancer du sein, mieux vaut l’éviter, car les traitements sont lourds. Il s’agit de la chirurgie totalement ou partiellement mutilante au niveau du sein, de la radiothérapie sur la paroi thoracique et souvent l’aisselle. Il y a aussi des chimiothérapies de première, puis deuxième, troisième et « énième » ligne, responsables d’alopécie (perte de cheveux) et de nombreuses autres complications : problèmes cutanés (peau) ou perte de sensibilité aux extrémités des membres. Ces complications peuvent persister définitivement, sans parler de la stérilité souvent irréversible même chez des femmes jeunes.

    En plus, ce qu’on ne dit pas aux femmes, c’est que la guérison définitive du cancer du sein ne peut être signée que 27 ans après les premiers traitements. Entre temps, une récidive est toujours possible, mais elle est évitable si l’on élimine les causes premières, qu’il est donc capital d’identifier. Pour cela il faut bien les connaître, les reconnaître et les faire découvrir à chaque femme atteinte afin qu’elle en tienne le plus grand compte pour éviter au maximum une récidive.

    Les causes du cancer du sein sont multiples et parfaitement identifiées. Elles se surajoutent et leur importance varie d’une femme à l’autre selon la durée d’exposition à telle ou telle cause.

    Voici les principaux risques :

    1. Risque génétique

    Le risque génétique n’est présent que chez 5 à maximum 8 % des femmes atteintes de cancer du sein.

    Deux gènes sont en cause : BRCA 1 et BRCA 2.

    BR est le sigle qui signifie BREAST, en anglais SEIN ; CA est le sigle du mot CANCER. Le premier gène, BRCA 1, augmente de 80 % les risques d’avoir un cancer du sein entre 20 et 80 ans, d’autant plus que les autres risques sont associés, d’où l’importance de les connaître. BRCA 2 augmente les risques de cancer du sein de moitié par rapport au précédent et en plus augmente les risques de cancer des ovaires de façon significative [1].

    2. Risque causé par les hormones artificielles

    Le deuxième facteur de risque concerne la consommation d’hormones artificielles, parfois faussement dites « naturelles ». Ce facteur de risque concerne pratiquement toutes les femmes aujourd’hui. Les seules hormones naturelles sont celles fabriquées par les glandes hormonales, c'est-à-dire l’hypophyse, les ovaires, les surrénales, la thyroïde…

    Les hormones de la pilule contraceptive, quelle que soit leur génération, comme les hormones des traitements hormonaux de la ménopause, qu'ils associent ou non des estrogènes et des progestatifs, sont reconnues officiellement comme cancérigènes. Mais les laboratoires pharmaceutiques – qui ont trop à y gagner – ne le disent pas et formatent les médecins, spécialistes comme généralistes, dans le but de les tranquilliser. Les risques sont minimes, leur disent-ils, comparés aux avantages. C’est faux, et cela d’autant plus qu’existent des alternatives à ces prises hormonales qui évidemment rapportent moins d’argent et sont de ce fait le plus souvent ridiculisées ou considérées comme inefficaces.

    Les informations diffusées auprès du grand public sont encore plus mensongères. On lui dit et on lui répète sans cesse que la pilule contraceptive est sans danger. On lui parle même – suprême mensonge – de protection contre le cancer que craignent de plus en plus et à juste raison toutes les femmes. Plus les femmes ont peur, plus on les tranquillise en passant très largement par les journaux spécialisés, relayés fortement par les journaux pour le grand public.

    Ces informations fausses atteignent le milieu scolaire. Les livres de Science de la Vie et de la Terre en sont remplis et ceux qui enseignent cette discipline, ainsi que les infirmières scolaires, répètent ce qu’on leur inculque en plus dans toutes les publicités en ville ou dans les magazines féminins. Professeurs, éducateurs, infirmières et même les parents – les mères évidemment – ne savent la vérité que lorsqu’elles ont été touchées elles-mêmes par cette localisation cancéreuse. Trop tard !

    Ces informations fausses sont aussi largement diffusées dans les magazines people, ceux des jeunes, comme dans les centres de planning familial qui reçoivent en échantillons des laboratoires les boîtes de pilules qu’ils délivrent à la demande, sans le moindre questionnement, hors de tout avis parental, dès l’âge de 13 ans. L’objectif des laboratoires pharmaceutiques est que les jeunes filles commencent tôt et consomment longtemps. Leurs campagnes publicitaires marchent très bien, et sont reprises par les agences de l’Etat indirectement sponsorisées.

    L’Education nationale ne se doute pas de ce qui lui tombera sur la tête quand des familles l’accuseront, à juste titre, d’être responsable de cancer du sein chez des jeunes filles à peine sorties du système scolaire. Il est à parier que les distributions de pilules ne sont pas notées dans les établissements scolaires, je parle du jour de délivrance, de la marque de pilule et du nom de la personne (jeune élève) qui la reçoit. Ces lacunes d'information seront évidemment utilisées pour débouter les plaignants, et garantir l'impunité aux coupables, le jour où éclatera le scandale. Les associations de parents d’élèves sont aveuglées sur ces sujets. Elles savent surtout que leurs filles sont ainsi protégées des grossesses précoces et donc des IVG qui s’ensuivent. Là est l’essentiel, on ne veut pas voir plus loin.

    Les informations scientifiques sur ce sujet sont intégralement présentes dans notre livre « La pilule contraceptive – Dangers et Alternatives » écrit avec Dominique Vialard, journaliste scientifique de haut niveau. Il est à noter qu'aucun journal scientifique ou grand public à vocation médicale et de santé n’a osé parler de ce livre. Le sujet est trop dangereux. Ces journaux risqueraient de perdre de nombreuses pages de publicité, celles des laboratoires pharmaceutiques qui les font vivre, sans lesquelles ils mettraient la clé sous la porte. Avez-vous remarqué que la pilule Diane 35 a été d’abord retirée en France, face au scandale de santé et, quelques mois plus tard, elle revient avec l’accord de l’Europe ?!

    Soulignons qu’autour et après la ménopause, ce sont les THS (Traitement Hormonal Substitutif) ou THM (Traitement Hormonal de la Ménopause) qui augmentent le plus les risques de cancer du sein – jusqu’à 30 % , surtout quand ils sont prescrits jusqu’à 60 ans. Au moins pendant 10 ans, dit la publicité et répètent certains confrères médecins, très liés directement ou plus astucieusement indirectement aux labos. Ils font croire à un rajeunissement rêvé par toutes les femmes et même à la protection ou à la détection précoce du cancer du sein pour un meilleur pronostic. L’argumentaire est très bien monté, mais il est faux.

    Ces THS et/ou THM pourraient être remplacés, sans aggraver le trou gigantesque de la Sécurité sociale, par le changement des habitudes alimentaires et une simple phytothérapie bien adaptée au cas par cas.

    3. Risque causé par les excès alimentaires

    Le troisième facteur de risques concerne les excès alimentaires, responsables de surpoids et de gras qui se stocke dans les glandes mammaires. Le gras dans les seins est en effet authentiquement cancérigène. Ce gras provient des sucres en excès, du gras caché dans les viandes animales et les produits laitiers qui contiennent encore trop de facteurs de croissance [2].

    4. Risque causé par le tabac et les drogues

    Le quatrième facteur est lié directement au tabagisme et à toutes les drogues, de plus en plus consommées par les jeunes filles à l’âge scolaire.

    Le tabagisme est catastrophique chez les femmes, qui ont une capacité respiratoire de 30 à 50 % inférieure à celle des hommes et fument autant qu’eux.

    Le haschich qui se répand partout dans les lycées et jusque dans les collèges fait des ravages. Pas question de dire aux jeunes que la teneur en THC (TétraHydroCannabinol, la molécule toxique) est concentrée jusqu’à 20 à 30 % pour les rendre addicts plus vite. On leur laisse croire qu’il faut faire ses expériences et qu’il s’agit d’une plante verte, donc très écologique. Tabac et drogues ont toutes sans exception des effets immuno-dépresseurs qui ne peuvent que préparer le corps à des catastrophes ultérieures, quand elles vont s’associer aux autres facteurs de risques.

    5. Risque causé par le stress chronique

    Le cinquième concerne les stress chroniques, beaucoup plus importants à prendre en considération que les chocs psychologiques auxquels nous sommes tous plus ou moins soumis : perte d’un être cher, éclatement familial, traumatismes de toute nature, burn-out…

    C'est un risque important, mais un risque parmi d'autres (le cinquième). Je le précise car nombre de psychologues peu compétents en cancérologie diffusent l’idée que les stress chroniques ou aigus sont quasiment seuls responsables des cancers du sein. Ces informations sont d’ailleurs régulièrement reprises, plutôt de manière indirecte, par les laboratoires pharmaceutiques, ce qui leur permet de se déculpabiliser à bon compte et de continuer d’inonder la planète de leur contraception chimique cancérigène. Si les femmes savaient [3] !

    6. Autres risques

    Les autres risques sont :

    • l’absence d’activité physique souvent associée au surpoids. La femme dit qu’elle marche pour aller au travail et aller chercher enfants ou petits-enfants à l’école, mais il ne s’agit en aucun cas d’une activité physique qui soit réductrice des risques de cancer du sein ;

    • la pollution atmosphérique, les pesticides, insecticides…, les souffrances sociales en tout genre : précarité, monoparentalité des femmes ne profitant pas des dépistages et suivis…

    Un test en ligne gratuit pour évaluer votre risque

    Pour vous permettre d'évaluer précisément votre propre risque de cancer du sein, vous pouvez vous rendre sur la rubrique « Cancer-Risks » de notre blog www.professeur-joyeux.com. Vous pourrez, gratuitement, sans publicité, et sans être poussée à acheter quoi que ce soit, y évaluer votre risque. Ce test est conçu pour déterminer les risques de cancer du sein de n’importe quelle femme, quel que soit son âge. Nous avons présenté tous les risques les affectant d’un coefficient positif d’augmentation ou négatif de réduction de risques.

    Remplir ce questionnaire demande moins de 10 minutes et permet à toute femme de savoir où elle en est et quels sont les efforts qu’elle doit réaliser pour réduire sans tarder ses propres risques. Ce test est évidemment renouvelable autant de fois que nécessaire et toujours gratuitement.

    Faites profiter votre entourage de ce message

    Vous avez lu, n’hésitez pas à relire, à diffuser à toutes vos amies. Vous pouvez aussi offrir cette lettre à votre gynécologue et à votre généraliste, même si je sais bien qu'elle a de grandes chances de finir rapidement à la poubelle, – avec une moue ou une explication du style « il est contre, ce n’est pas démontré » – sauf si votre gynécologue ou généraliste est homéopathe, ou si malheureusement elle sait elle-même en son corps de quoi il s’agit.

    Mais elle contient tout ce que les femmes jeunes ou moins jeunes, toutes les mères de famille devraient savoir.

    Bien à vous,

    Professeur Henri Joyeux

    PS : À noter que nous avons aussi publié un gros travail au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental, dont je suis membre), en 2013, « Femmes et précarité » à la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité, réalisé avec notre collègue Evelyne Duhamel, où les risques santé sont analysés et même chiffrés. Ce rapport est disponible ici.
                        Sources :

    [1] Tous les pourcentages de risque sont explicités dans le livre écrit avec mon excellente collègue gynécologue de Bordeaux, le Docteur Bérengère Arnal : « Comment enrayer l’épidémie des cancers du sein et des récidives », Editons du Rocher, 2013.

    [2] Toutes ces informations sont analysées en détail dans notre livre « Changez d’alimentation » paru pour sa 7e édition fin 2013 (Editions du Rocher).

    [3] Nous avons largement traité ce sujet dans notre petit livre à la portée de toutes les femmes « Stress et cancer du sein » Editions du Rocher, 2012.

    [4] Ces risques sont traités dans nos livres sur la prévention des cancers du sein : « Comment enrayer l’Epidémie des cancers du sein et des récidives », L'oeil F.x. De Guibert, 2010


    Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie
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  •  Bill Cosby, acteur, producteur, réalisateur...

             "J'ai 83 ans et je suis fatigué"


    J'ai travaillé dur depuis l'age de 17 ans. Mis à part lors de mon service national, j'ai fait des semaines de 50 heures et n'ai pas été arrêté pour maladie en 40 ans. J'ai eu un salaire raisonnable, mais je n'ai pas hérité de mon travail ou de mes revenus, j'ai travaillé pour en arriver là. Compte tenu de la situation économique, prendre ma retraite ne semblait pas une bonne idée, et je suis fatigué. Très fatigué.

     
    Je suis fatigué de m'entendre dire que je dois partager ma richesse avec des gens qui n'ont pas mon éthique professionnelle.


    Je suis fatigué de m'entendre dire que le gouvernement va prendre mon argent, par la force si nécessaire pour le redistribuer à ceux qui sont trop fainéants pour en gagner.


    Je suis fatigué de m'entendre dire que l'Islam est une "religion de paix", quand tous les jours je peux lire des douzaines d’histoires de Musulmans tuants leurs sœurs, leurs mères, leurs filles pour restaurer l'honneur de leur famille; des Musulmans provoquant des émeutes pour réparer des offenses mineures; des Musulmans qui assassinent des Chrétiens et des Juifs parce qu'ils ne sont pas "croyants"; des Musulmans qui brûlent des écoles pour filles; des Musulmans qui lapident des victimes de viols pour "adultère"; des Musulmans qui mutilent des fillettes ; et le tout au nom d'Allah, parce que le Coran et la Charia le leur impose.
     

       Je suis fatigué de m'entendre dire que par tolérance envers les autres cultures, nous devons laisser les Saoudiens et les autres pays arabes utiliser l'argent du pétrole pour créer des mosquées et des écoles coraniques pour enseigner la haine en Australie, Nouvelle Zélande, Grande Bretagne, États Unis et Canada quand aucun des ces pays n'est autorisé à créer une église, une synagogue ou une école religieuse en Arabie Saoudite ou tout autre pays arabe pour enseigner l'amour et la tolérance.
    Je suis fatigué de m'entendre dire que je dois baisser mon niveau de vie pour combattre le réchauffement de la planète quand personne ne nous permet d'en débattre.

     
    Je suis fatigué de m'entendre dire que les drogués sont des personnes malades et que je dois participer pour les aider, les soigner et payer pour les dommages qu'ils provoquent. Est-ce qu'un microbe géant s'est jeté sur eux depuis un recoin sombre, les a attrapé et leur a mis de force de la poudre blanche dans le nez ou leur a enfoncé de force une aiguille dans le bras pendant qu'ils faisaient tout pour se défendre ?

    Je suis fatigué d'entendre de richissimes athlètes, entraineurs, hommes politiques de tous bord parler d'erreurs minimes, d'erreurs stupides, d'erreurs de jeunesse, quand nous savons tous qu'ils pensent que leur seule erreur est d'avoir été attrapés.


       Je suis fatigué de ceux qui jouent avec la justice, riches ou pauvres.

       Je suis fatigué de ces gens qui n'assument pas leurs vies ou leurs actes.


       Je suis fatigué des les entendre blâmer le gouvernement, le racisme ou que sais-je encore pour excuser leurs problèmes

             Je suis aussi fatigué de voir de jeunes gens, à peine majeurs se défigurer à force de tatouages et de piercings à rendre impossible toute embauche et réclamer ensuite des aides du gouvernement.
       Oui je suis foutrement fatigué. Mais je suis content d'avoir 83 ans, parce que pratiquement, je n'aurai pas à voir le monde que ces gens nous préparent. Je suis juste désolé pour ma petite fille et ses enfants. Grâce à Dieu, je vais vers ma fin, je n'en suis pas au début...

     
       Il y a peu de chance que ceci fasse le buzz, à moins que chacun le partage !

                            C'est un moyen de faire changer les choses...

    "J'ai 83 ans et je suis fatigué. Si vous n'êtes pas d'accord, c'est que vous faites partie du problème !"


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  • TUNIS - L'Association tunisienne de soutien aux minorités a dénoncé mercredi une série d'agressions commises en toute impunité contre des Tunisiens de confession juive sur l'île de Djerba et a accusé la police de harcèlement.

    Selon les témoignages recueillis sur place par la dirigeante de l'association, Yamina Thabet, au cours des trois dernières semaines, marquées par d'importantes festivités juives, trois incidents graves ont visé la communauté.

    Des policiers ont investi un déjeuner festif pour saisir une moto volée sans même vérifier les papiers du propriétaire, a expliqué Mme Thabet. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et ne sont repartis qu'à l'approche d'un bus de touristes, a-t-elle ajouté.

    Par ailleurs, un homme accusé de deux agressions contre des juifs de Djerba n'est poursuivi que pour atteinte aux biens d'autrui et aucune mention n'a été faite du caractère racial suspecté des agressions, relève Mme Thabet.

    Le ministère de la Justice ne commente aucune procédure en cours au nom de l'indépendance des magistrats.

    L'Association tunisienne de soutien aux minorités, fondée après la révolution de janvier 2011, est engagée dans la défense des droits des différentes communautés de Tunisie, en particulier les juifs. Elle est également active pour défendre les homosexuels.

    Cette ONG a dénoncé par le passé l'inertie des autorités sur les questions d'antisémitisme. Aucune mesure n'a ainsi été prise contre un imam de la banlieue de Tunis qui lors d'un prêche diffusé en direct à la télévision l'année passée, avait appelé Dieu à éradiquer les juifs, un appel à la haine raciale passible de un à trois ans de prison.

    L'Association se dit aussi menacée par des groupes islamistes qu'elle accuse d'avoir cambriolé et saccagé ses locaux début 2013 en représailles à l'organisation d'une commémoration de la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

    La communauté juive en Tunisie s'est réduite à 1.500 âmes environ, contre 100.000 en 1956 avant l'indépendance. L'île de Djerba est l'un de ses hauts-lieux, accueillant notamment tous les ans le pèlerinage de la Ghriba.

    mon com: je hais les révolutions qui n'apportent que le malheur, le bordel et la haine! Les nouveaux dirigeants sont pires que les anciens et ont amennés le chaos partout où ils ont.


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  •  012     176 p.    29 €

      Valo Dantinne est jardinier autodidacte, jardinier animateur et formateur à Terre & Humanisme depuis 2007.

     Erik Jansegers  est ingénieur agronome, jardinier animateur et formateur à Terre & Humanisme depuis 2007.

     Pierre-François Prêt est ingénieur en agriculture, directeur de Terre & Humanisme depuis 2006.  

      Plusieurs décennies d’agriculture intensive ont contribué à endommager gravement notre “terre nourricière”. Dans le même temps, et malgré l’arsenal de moyens employés, cette agriculture industrielle ne réussit pas à nourrir l’humanité : trois milliards d’humains ne mangent pas à leur faim. De nouvelles voies sont explorées pour relever ce double défi : nourrir l’humanité sans détruire notre patrimoine commun. Parmi les plus prometteuses se trouve l’agroécologie. Située au carrefour de l’agriculture et de l’écologie, elle est tout autant une science qu’une pratique qui se répand à travers le monde et que Pierre Rabhi a largement contribué à faire connaître en France. Elle appelle à un changement total de paradigme : cherchant à comprendre et accompagner les processus vivants pour produire une nourriture saine, sans dépense d’énergie excessive, elle est liée à un profond respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant. 

      Dans la première partie du livre, Pierre Rabhi retrace l’aventure humaine qu’a constituée pour lui l’agroécologie : non pas simplement un ensemble de techniques, mais une alternative globale pour chaque individu et pour la société, une magnifique opportunité pour changer de vision et donc d’humanité. L’agroécologie ainsi conçue allie la réponse à une nécessité irrévocable (produire une nourriture suffisante et saine) avec l’urgence de respecter, de préserver et d’améliorer le patrimoine nourricier.

    En 1995, pour promouvoir l’agroécologie, Pierre Rabhi a fondé l’association Terre et Humanisme. Prenant le relais dans la seconde partie du livre, les animateurs de ce mouvement, s’appuyant sur leur expérience de formation en Ardèche et en Afrique, ainsi que sur leurs pratiques dans les jardins vivriers du Mas de Beaulieu, présentent pas à pas l’approche agroécologique du potager : de l’observation du sol, des plantes qui y poussent et de l’écosystème au sein duquel on souhaite cultiver son jardin jusqu’au démarrage du potager, en passant par une revue des techniques mises en oeuvre dans l’agroécologie (la culture sur buttes, le compostage, le travail du sol, le paillage, la multiplication des végétaux, la taille...).

    Richement illustré d’images et de dessins explicatifs, le livre comprend aussi une douzaine de fiches techniques (sur les buttes sandwich, la culture en lasagnes, le compost, la santé des plantes, la protection des végétaux en hiver, les outils, la phytoépuration...), une bibliographie, des contacts utiles, ainsi qu’une présentation de projets qui mettent en oeuvre l’agroécologie, en France et à l’étranger.

      Si, depuis quelques années, les livres consacrés aux diverses facettes du jardinage naturel sont nombreux, Le Manuel des jardins agroécologiques présentent une démarche nouvelle et originale par sa globalité. À ce jour, il n’existe aucun ouvrage grand public qui traite de ce sujet.

      Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agroécologie. Initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, il est aujourd’hui reconnu comme expert international pour la sécurité alimentaire. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, Du Sahara aux Cévennes, Graines de possibles (cosigné avec Nicolas Hulot) ou encore, chez Actes Sud, Manifeste pour la Terre et l’Humanisme (2008) et Vers la sobriété heureuse (2010).

    L’association Terre et Humanisme œuvre à la transmission de l’agroécologie, pour l’autonomie alimentaire des populations et la sauvegarde des patrimoines nourriciers. Elle est basée en Ardèche, au Mas de Beaulieu, lieu de formation, d’expérimentation et de production en agroécologie. Elle y organise des stages qui rassemblent chaque année plusieurs centaines de participants, elle y propose des visites du jardin et accueille des bénévoles durant neuf mois de l’année. À l’étranger, elle est présente dans plusieurs pays d’Afrique où elle travaille, toujours avec des associations locales, à promouvoir l’agroécologie, la lutte contre la désertification et la préservation des semences. 

    CDURABLE.info


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  • Avant d'entamer une heure de récit ininterrompu sur son lien avec les animaux et la façon dont, de l'étude des grands singes, elle est passée militante, pour protéger ces espèces menacées, et la planète.

    A 78 ans, Jane Goodall, 53 années d'études des chimpanzés derrière elle, continue d'arpenter la planète pour sensibiliser populations et dirigeants à leur sort, mais aussi à celui des peuples qui parfois ne les chassent que pour assurer leur propre survie, et à la nécessité de protéger l'environnement.

    Depuis plus d'un quart de siècle, dit-elle, "je ne suis jamais restée au même endroit plus de deux ou trois semaines d'affilée", confie-t-elle.

    Tout est parti d'une conférence sur les chimpanzés aux Etats-Unis dans les années 80. Et de sessions sur les expérimentations médicales qu'ils subissaient et la Destruction de leur habitat, le commerce de la viande de brousse.

    "Je suis entrée (dans cette conférence) en tant que scientifique (...) J'en suis ressortie comme militante."

    "J'ai commencé mon militantisme en Afrique", raconte-t-elle encore lors d'une conférence à Nairobi, là-même où, un demi-siècle plus tôt, elle allait rencontrer son mentor, le paléontologue Louis Leakey. Celui qui ferait de la jeune secrétaire passionnée des animaux qu'elle était, une primatologue.

    "Quand je voyageais à travers l'Afrique, je n'en apprenais pas seulement sur la nécessité de préserver les chimpanzés, les gorilles et les bonobos (tous les grands singes de la planète, avec les orang-outans d'Asie)", poursuit-elle.

    "J'en apprenais aussi sur les problèmes des populations africaines, j'apprenais de plus en plus sur la pauvreté, les violences ethniques (...) et il me semblait que ces problèmes provenaient des temps coloniaux, relayés depuis par les multinationales à travers Le Monde."

    "Alors je me suis dit, c'est bien de sensibiliser les gens à travers l'Afrique au sort des chimpanzés, mais c'est aussi très important de voyager en Europe, en Amérique du Nord, et maintenant de plus en plus en Asie," dit-elle encore. "Et plus je voyageais, plus je découvrais ce qui n'allait pas."

    Et la primatologue britannique de parler de la croissance exponentielle de la population humaine, du besoin toujours plus grand de terres, nourriture et logements. Mais aussi de la raréfaction des ressources en eau et du réchauffement climatique.

    "Les poussières du Kilimandjaro"

    "Quand je suis venue, pour la première fois en Afrique, et que j'ai volé au-dessus du Kilimandjaro, même en pleine chaleur estivale, il avait un grand chapeau de neige," se souvient-elle. "J'ai lu l'autre jour qu'il valait mieux parler maintenant des poussières du Kilimandjaro."

    "Nous avons volé, volé, volé (la planète) à nos enfants," poursuit-elle. "Mais est-ce que vraiment nous n'y pouvons rien? Absolument pas."

    Pour cette experte mondiale des chimpanzés, qui, la première, a vécu aux côtés des primates, dans le parc tanzanien de Gombe, et, au fil des ans, a documenté leurs similitudes avec l'homme, "quelque chose s'est détraqué".

    De prouesses comme celle d'envoyer un homme sur la lune, à la Destruction de la nature, "il semble qu'il se soit opéré une déconnexion" chez l'homme. "Une déconnexion entre cet esprit intelligent et la compassion, l'amour, le coeur humains".

    "Comment pouvons nous reconnecter les deux pour que l'humanité atteigne son potentiel?" interroge, pleine d'espoir dans les jeunes générations, la fondatrice de "Roots and Shoots" ("Racines et Pousses"), association de sensibilisation des jeunes à la protection de l'environnement et des animaux.

    "Les jeunes influencent leurs parents, influencent leurs professeurs, grandissent et deviennent professeurs, et parents, ils grandissent et se mettent à faire des affaires, grandissent et deviennent politiciens".

    "Quand je regarde ces 53 ans de recherche presque ininterrompue dans le parc national de Gombe et que je réfléchis à ce qui me frappe le plus (...) c'est à quel point les chimpanzés sont comme nous, bien plus que ce nous pensions à l'époque," dit encore le Dr Goodall, évoquant notamment "l'altruisme" dont sont capables ces primates.

    "Aucune ligne nette ne nous sépare des chimpanzés, de tous les grands singes, dont le comportement est très proche de celui des chimpanzés, et il n'y a aucune ligne nette entre les grands singes et les singes et les antilopes... Autrement dit, (entre nous et les animaux), nous avons tracé une ligne qui n'existe pas".


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  • La française Esther Duflo, choisie pour conseiller le président Obama sur les questions de développement, est l'une des économistes les plus en vue de sa génération, internationalement respectée pour ses travaux sur la lutte contre la pauvreté et décorée de prix prestigieux.

    La Maison Blanche a annoncé fin décembre qu'elle avait l'intention de nommer Mme Duflo, 40 ans, au sein du nouveau Comité pour le développement mondial.

    Elle y siègera aux côtés de huit autres personnes, dont l'Egyptien Mohamed El-Erian, directeur général du fonds d'investissement Pimco, premier gestionnaire obligataire à l'échelle mondiale, l'économiste du développement Smita Singh ou Sylvia Mathews Burwell, présidente de la Fondation Wal-Mart.

     

    Mme Duflo, actuellement en Inde et jointe par courriel, s'est refusée à tout commentaire dans l'attente de la finalisation de cette nomination.

    Cette étoile filante de la science économique a émergé ces dernières années comme l'une des plus brillantes de sa génération et l'une des plus célébrées dans Le Monde, notamment aux Etats-Unis, pour ses travaux empiriques contre la pauvreté qui lui ont valu de recevoir en 2010 la médaille John Bates Clark.

    Nombre des récipiendaires de cette distinction, qui récompense les travaux d'économistes aux Etats-Unis de moins de 40 ans, ont par la suite été consacrés par le Nobel d'Economie, à l'instar de Joseph Stiglitz, Paul Samuelson, Milton Friedman, James Tobin et Paul Krugman.

    Cette baroudeuse brune aux cheveux coupés au carré, petite, au regard décidé, a eu les honneurs il y a trois ans d'un portrait d'une dizaine de pages dans le New Yorker, dans un numéro dédié aux innovateurs de notre temps.

    "C'est une intellectuelle française de centre gauche qui croit en la redistribution et en la notion optimiste que demain pourrait être meilleur qu'aujourd'hui. Elle est largement à l'origine d'une tendance académique nouvelle et à la mode qui combine ces instincts", écrivait alors le New Yorker.

    Théoricienne du hasard

    Professeur au prestigieux MIT Massachusetts Institute of Technology) où elle dirige le laboratoire de recherche Abdul Latif Jameel sur la lutte contre la pauvreté, elle fonde son travail sur des expériences de terrain, en partenariat avec des organisations non gouvernementales (ONG). Selon le New Yorker, cette approche lui vaut ainsi qu'aux autres tenants de cette approche le surnom de "randomista" (théoricienne du hasard).

    Par exemple, "si on met en place un nouveau programme de soutien scolaire dans des écoles, on choisit 200 écoles au hasard, dont 100 mettront en place le programme et les 100 autres pas", expliquait-elle à l'AFP en 2010, quand elle avait reçu la médaille John Bates Clark.

    Les progrès des élèves sont ensuite comparés et évalués dans les deux cas de figure, et les résultats de ces expériences sont ensuite relayés auprès des pouvoirs publics et d'associations caritatives comme la Fondation Bill et Melinda Gates pour "les faire passer à plus grande échelle", soulignait-elle.

    Participer à un comité sur le développement à la Maison Blanche devrait lui donner la possibilité de faire bénéficier l'administration Obama de son expérience du terrain pour rendre l'aide américaine plus efficace.

    Outre ses fonctions au MIT, Mme Duflo est également directrice des programmes sur le développement économique au Center for Economic Policy Research, un groupe de réflexion de Washington, et rédactrice en chef de la revue American Economic Journal: Applied Economics.

    Elle est également titulaire d'une chaire au Collège de France sur les "Savoirs contre la pauvreté".

    Son livre "Repenser la pauvreté", co-écrit avec l'Indien Abhijit Vinayak Banerjee, a reçu le prix du livre économique de l'année Financial Times/Goldman Sachs en 2011.

    Diplômée de l'Ecole Normale Supérieure et de l'EHEESS, elle est également titulaire d'un doctorat du MIT.


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